ETATS-UNIS :Le chef de l’Agence de la Sécurité Nationale du Liberia, Sirleaf victime d’agression à base raciale et détenu illégalement par la police de New Jersey

Selon Advance Média, le chef de l’Agence de la Sécurité Nationale du Liberia a été victime d’une agression à base raciale et qu’il avait été illégalement détenu par des policiers dans un centre commercial de New Jersey aux Etats Unis le 08 octobre 2014.

En effet, Fomba Sirleaf, le beau fils de la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, accompagné par un ami ont été arrêtés et menottés par un groupe de policiers lors d’une arrestation d’un dealer de drogue alors qu’ils chargeaient des valises dans l’arrière de leur véhicule de luxe haut de gamme stationné à l’extérieure du centre commercial Mills à Jersey Garden Elizabeth.

Selon le rapport de la police, l’Unité Centrale du Crime Organisés en collaboration avec la Police de l’Etat étaient en embuscade pour appréhender le dealer de drogue Richard Parker qui était en liberté conditionnelle pour homicide involontaire et reconnu par les services de police comme étant la principale source d’approvisionnement du nord et du centre de New Jersey en héroïne.

Le rapport indique que les policiers surveillaient le dealer qui était garé au parking du centre commercial lorsqu’ils ont aperçu un homme assis à côté de lui entrain de faire une transaction main à main. D’après l’auteur du rapport, le Sergent Michael Gregory, c’est à ce moment qu’il a observé deux autres hommes directement en face de la voiture de Parker manipuler quelque chose dans une valise.

Donc selon le rapport, c’est après avoir arrêté Parker et découvert dans son véhicule un sac contenant 200 briques d’héroïne et 1400 dollars en espèce que les policiers ont attaqué Sirleaf et son ami Summerville puisqu’ils était en face du véhicule du drogue dealer.

D’après le Département d’Etat chargé des dossiers correctionnels Parker est actuellement retourné en prison pour violation de liberté conditionnelle tandis que Sirleaf et Summerville après avoir été maltraités, humiliés et enfermés pour être des noirs, ont recouvré leur liberté mais profondément meurtris dans leur âme.

Se sentant victime de racisme, de ségrégation, de maltraitance et d’humiliation pour appartenance à la race noire, Sirleaf et Summerville ont décidé de poursuivre la police et chacun demande un montant de 250.000 dollars comme dédommage à travers un procès fédéral de droit civils.
Evidement les avocats de l’Etat ont nié ces allégations et ont même cherché à ce que le procès n’est pas lieu. Malheureusement un Juge fédéral a ordonné à ce que le procès soit ouvert.

Au vu du parcours Le fonctionnaire libérien dit que lui et son ami n’ont rien de commun avec le suspect en plus de la couleur de leur peau.

Sirleaf, le patron de l’Agence de la Sécurité Nationale du Liberia a dit dans un message électronique, a partir de son pays, qu’il était au Etats – Unis en mission officielle lorsqu’il a subit cette injustice. Il ajoute que son ami et co-plaignant, Stanley Summerville, l’a conduit dans ce centre commercial pour acheter des valises lorsqu’ils ont vu 5 véhicules banalisés dans le parking en mouvement. Après avoir jeté un coup d’œil, ils ont continué à charger leurs valises dans l’arrière de leur véhicule lorsque soudain plusieurs policiers se sont dirigés vers eux en tirant avec leurs fusils.

Les plaignants accusent les policiers d’avoir menti dans leur rapport sur leur proximité par rapport à la position du suspect en vue de justifier les raisons pour lesquelles ils les ont arrêtés, menottés et posés des questions alors qu’ils sont innocents. En effet Sirleaf et Summerville affirment quand à eux qu’ils étaient à une distance de 27 à 30 mètres par rapport à la position du suspect et que la seule raison qui a poussé les policiers à venir vers eux c’est parce qu’ils étaient deux hommes noires dans une voiture de luxe alors qu’il y’avait plusieurs blancs qui faisaient des achats dans le même centre et qui n’ont pas été inquiétés par les policiers.

D’après les plaignants la police a tout simplement dépassé toutes ces personnes de race blanche pour se diriger vers eux, les jeter à terre et les menotter sous la menace de leurs fusils et que le rapport d’enquête de la police de l’État qui affirme qu’ils étaient directement en face du véhicule du présumé trafiquant de drogue est faux. Ce qui est donc en contradiction avec leur témoignage.

Le paradoxe c’est que Sirleaf est « un haut fonctionnaire chargé d’appliquer lui aussi la loi » et qui a été de surcroit formé dans une Académie militaire des États Unies à West point. Sa belle-mère, récipiendaire du prix Nobel de la paix 2011, est la Présidente actuelle du Liberia.

Selon le journal The Guardian, l’Agence de la Sécurité Nationale du Liberia que dirige Sirleaf a même coopéré avec l’Agence Américaine de Lutte Anti-Drogue dans une opération d’infiltration dans le milieu des trafiquants de drogue internationaux.

Sirleaf a dit que quand les policiers l’ont arrêté, il a donné le nom et le numéro de téléphone d’un « haut responsable de l’Agence Américaine Anti-Drogue qui pouvait confirmer son identité, mais l’officier qui l’interrogeait refusa de l’écouter et continua d’avoir un caractère humiliant et brutal ».

Sirleaf affirme que lui et son ami Summerville ont été détenus pour plus d’une heure et que les passants les regardaient avec dédain ».

Dans le rapport d’enquête, Gregory explique que les narcotrafiquants emploient fréquemment les « Look out » au cours de leurs deals de drogue et qu’il a tout simplement demandé à l’équipe de surveillance d’interviewer Sirleaf et Summenville en vue de déterminer qui ils sont.

Le rapport affirme qu’à mesure qu’ils approchaient Sirleaf ‘’déplaça ses mains au niveau de sa ceinture et se tourna ; ce qui incita les policiers à ordonner aux deux de se mettre à terre.
Selon le rapport, Sirleaf a accepté mais Summerville ‘’refusa d’écouter le commandement et fut mis à terre’’ par le Sergent Jeffrey Gautier. Le rapport indique que Summerville a finalement consenti à la fouille de son véhicule et les sacs qui contenaient ‘’une grosse quantité de médicaments qui n’était pas de la contrebande.

L’avocat de Summerville et de Sirleaf, Gérald Graves a dit à NJ Advanced Média que l’incident s’est produit lors de l’épidémie d’Ébola en 2014 en Afrique et que Sirleaf a acheté ces médicaments parce qu’ils étaient ‘’en petite quantité ou même indisponibles au Libéria’’.
Les deux ont été relaxés après que la sécurité du centre commercial ait confirmé leur histoire : ils avaient fait des achats dans le centre et donc n’avaient aucun contact avec le suspect. Ils n’ont jamais été inculpés.

C’est donc plus tard que Sirleaf et Summerville ont décidé de porter plainte auprès de la cellule des affaires internes. Mais selon une lettre du bureau en date du 25 novembre 2014 que l’enquête faite par le bureau des normes professionnelles de la police de l’État avait conclu que les policiers n’avaient violé aucune loi ou norme de l’État.

Les plaignants accusent les huit (08) policiers et le surintendant de la police de l’état, Col. Rick Fuentes de séquestration arbitraire, profilage racial et d’application sélective de la loi.

Pour appuyer leurs réclamations, le procès a cité l’histoire tourmentée du profilage racial de la police de l’état pendant les dix dernières années. Des rapports de monitoring et un certain nombre de procès de discrimination raciale intenté par les anciens policiers minoritaires prouvent que les automobilistes noirs sont disproportionnellement susceptibles d’être tirés dessus dans le New Jersey. Selon une source, Fuentes et les 8 huit policiers cités dans le procès se sont abstenus de tout commentaire.

Un autre Porte-parole du bureau du procureur Général représentant le policier s’est aussi abstenu de tout commentaire citant le conflit en instance. Mais dans un récent dépôt, le substitut du Procureur Général, Adam Robert Gibbon a qualifié la plainte de récit fantaisiste de ragots affirmant que Sirleaf et Summerville tentent de falsifier les faits historiques sans aucun rapport avec le Col. Fuentes dans cette affaire. Toutefois, les plaignants prétendent avoir été détenus par la police de l’État de New Jersey durant une heure. A quand la fin du racisme aux Etats Unis? Affaire à suivre………….

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