Maroc : une Française en grève de la faim pour rendre visite à son époux, un pro-sahraoui

Une grève de la faim à période indéterminée. Un sacrifice qu’a accepté de faire une ressortissante française pour obtenir le droit de visite au Maroc où elle est interdite d’accès, rapporte le site Le Monde Afrique.

Depuis octobre 2016, Claude Mangin-Asfari n’est plus autorisée à rentrer au Maroc. Pourtant, son époux Naâma Asfari, un militant pro-sahraoui y est incarcéré. À plusieurs reprises, quatre exactement, la professeure d’histoire-géographie âgée de 62 ans dit avoir été refoulée du Royaume. Lasse, elle a entamé le 18 avril une grève de la faim pour obtenir le “droit légitime” de rendre visite à son époux.

Ce dernier a été condamné à trente ans de prison dans le cadre de l’affaire du démantèlement violent du camp de Gdeim Izik dans la ville de Laâyoune et qui a opposé des manifestants sahrouis aux forces de l’ordre marocaines, faisant 13 morts. En 2017, la peine de Naâma Asfari et de ses co-accusés a été confirmée dans un autre procès qualifié de biaisé et de procès “politique” par les proches du militant et des défenseurs des droits humains.

Si Claude Mangin-Asfari reconnaît avoir pu rencontrer régulièrement son époux depuis son incarcération, elle croit savoir que l’hostilité des autorités marocaines a commencé lors de l’examen de la plainte pour torture qu’elle a déposée devant le Comité des Nations unies contre la torture, en octobre 2016.

Elle le sait, les autorités marocaines sont intransigeantes sur tout ce qui touche au Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole dont le Maroc revendique la propriété et qu’il contrôle à 80 %. Pour donc atteindre son but, elle a fait appel au soutien des autorités françaises, encore que selon ses soutiens, sa demande actuelle n’a aucun lien avec le conflit au Sahara.

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