une Afro-Américaine de 15 ans, incarcérée pour ne pas avoir fait ses devoirs en ligne.

Le récent refus de remise en liberté de Grace, 15 ans, a provoqué une levée de boucliers aux États-Unis. Les défenseurs de l’adolescente dénoncent le racisme et les dangers de son incarcération depuis mi-mai, en pleine pandémie de Covid-19. Une audience organisée parce qu’elle n’avait pas fait ses devoirs avait déterminé qu’elle n’avait pas respecté les termes de sa liberté conditionnelle.

Une juge de l’État américain du Michigan a refusé lundi 20 juillet la remise en liberté d’une Afro-Américaine de 15 ans, incarcérée depuis mi-mai pour ne pas avoir fait ses devoirs en ligne. La magistrate a estimé que l’adolescente faisait des progrès notables dans son centre de détention pour enfant. Celle-ci devait rester séparée de sa mère, rapporte NBC News.

Elle avait été placée en détention après que la justice a estimé qu’elle avait violé les termes de la liberté conditionnelle. Celle-ci lui avait été accordée après des faits de vol d’un téléphone mobile et de violences sur sa mère. À trois reprises, la police avait dû intervenir au domicile de la jeune fille. Grace avait depuis pour obligation de rester chez elle, de ne pas utiliser son téléphone et de faire ses devoirs en ligne dans le cadre de l’enseignement à distance, dû à la pandémie de coronavirus.

Une pétition a été créée en ligne

La jeune fille avait expliqué aux services sociaux avoir du mal à se concentrer. Après s’être endormie et ne pas avoir rendu son travail scolaire, Grace a fait l’objet de l’audience qui a conduit à son incarcération. « Elle n’était pas détenue parce qu’elle n’a pas fait ses devoirs, a tenu à préciser la juge . Elle était détenue car j’ai estimé qu’elle représente une menace pour sa mère en me basant sur des faits connus ».

Reste que le sort réservé à l’adolescente américaine a beaucoup choqué. De nombreuses voix se sont fait entendre pour condamner l’enfermement de la jeune fille en pleine crise sanitaire liée au Covid-19 et pour dénoncer le fait qu’elle était victime d’une discrimination raciste. Le hashtag #FreeGrace (Libérez Grace, en français) a essaimé sur les réseaux sociaux et une pétition en ligne reprenant le slogan a réuni plus de 7 200 signatures. Des personnalités et des élus ont pris la défense de l’adolescente.

Parmi eux, on trouve Hillary Clinton qui a tweeté « Laissez-la sortir », mardi 21 juillet.

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